[Playlist] # La Space Disco : « Disco Computer, I Am The Futur ! »

Fusion aussi improbable qu’imparable  entre une thématique futuriste (sonore et visuelle) et la musique Disco, la Space Disco n’aura connu les faveurs du public que durant la courte période 77-79. Cependant il serait faux d’affirmer que son existence ne fut qu’une simple  anecdote sonore de fin de soir. Bien au contraire, son influence parvient encore à se faire une place de choix dans les musiques électroniques contemporaines. 

Avant toute chose,  il est important de préciser que le terme Space Disco englobe, en fait, une multitude de sous-genres. Ainsi si la base, et les références de cette musique renvoient souvent à la musique Disco,  quelques artistes surent s’en émanciper pour se focaliser sur la thématique cosmique. De fait on inscrira les noms de Space, ou Droids sous la bannière de  « Space Disco »,  alors qu’en réalité, ils sont déjà très éloignés des pistes de danse. Le terme de Space Music semble donc plus opportun.

Brève histoire de la Space Music : 

Voix souvent vocodées, beat synthétiques, mélodies aériennes catapultées par des synthétiseurs analogiques aujourd’hui légendaires, le tout reposant sur les schémas de construction de la musique Disco : voila en quelques mots sur quels fondements repose la Space Disco. Pour comprendre son succès (bien qu’éphémère) il faut replacer les choses dans leur contexte.

Au milieu des années 70 l’homme a déjà posé un pied sur la lune, plusieurs satellites sont  en orbites et les premières stations spatiales voient enfin le jour. L’Univers alors source  de rêve  et de désir, sort de son cadre fantasmagorique pour devenir de plus en plus accessible. 

Les années 70 représentent aussi une période importante des évolutions technologies dans le domaine musical. Si les synthétiseurs existent depuis longtemps, il deviennent abordable financièrement et logistiquement transportable. Tout le monde (ou presque) peut alors se plonger dans le monde magnifique de l’analogique et hasarder autour  de ces nouvelles sonorités qui s’offrent à eux. La Disco devient alors le territoire de ces expérimentations. Après la littérature et le cinéma, il est désormais temps pour le 4ème art de s’imprégner de cette thématique populaire. Le succès est alors immédiat et les clubs sont envahis de protagonistes bien déterminer à transformer le dancefloor en station lunaire.

Mais la Disco si sympathique soit-elle n’est pas de goût de tous et le genre tend à évoluer. Ainsi des artistes comme Space, Patrick Cowley ou Space Art poussent le concept, et délaissent  les pistes de danses  pour se focaliser  uniquement sur le potentiel planant du genre. Malheureusement l’arrivée des technologies numériques scellera  le glas d’un courant aussi éphémère qu »important. Car le leg que la Space Music est plus conséquent qu’il n’y parait.

L’héritage : 

Si tout le monde s’accorde à peu près pour dire que la Space Disco fut un précurseur de l’Italo Disco (genre tout autant moqué aujourd’hui qui fut pourtant l’un des domaines de prédilection de Giorgio Moroder aujourd’hui éminemment respecté), certains spécialistes s’accordent à dire que la Space Music fut aussi le déclencheur de ce que l’on appelle aujourd’hui la French Touch. 

Il est en effet  amusant de constater que nombreux sont ceux qui boudent, ignorent ou tournent en dérision la Space Disco, tout en adulant des groupes comme  Daft Punk, ou Justice, alors que le fondement même de leur musique repose sur cet héritage ;  que soit au niveau des sonorités, des ambiances ou des constructions mélodiques.

Esthétiquement parlant, la Space Disco est aussi une forte source d’inspiration pour ces artistes. L’exemple le plus probant est sûrement le duo Daft Punk évoluant caché sous des casques robotiques et tenues futuristes tout comme les membres de  Space le firent jadis (voir image d’illustration) pour échapper à la starisation de leur nom. Mais nous pouvons également parler des pochettes des albums de Justice, des clips de Château Marmont ou de l’univers de Midnight Juggernauts qui ne sont en fait que les miroirs nostalgiques du passé glorieux de la Space Music.

Le but ici n’est pas de faire un procès à ces groupes, bien au contraire, il rendent hommage à un genre oublié, l’assument et participent à sa survie.  Le problème vient de l’auditeur, qui s’interroge que trop rarement sur l’héritage musical de ses idoles et participe de fait, à l’extinction de notre socle culturel. Et c’est bien dommage car ce passé musical recèle bien des perles.

Sans être exhaustive cette sélection se veut éclectique et  tend à retracer la variété des productions de Space Disco. 

 


  • You Are Disco – Transvolta
  • Automatic Lover – Dee D. Jackson
  • Onyx – Space Art
  • I Lost My Heart To A Starship Troopers – Sarah Brightman
  • Bubble Sex – Tommy Seebach
  • Disco Computer – Transvolta
  • Somewhere In The Night – Stereo
  • Menergy – Patrick Cowley
  • The Force – The Droids
  • Magic Fly – Space
  • Tout Petit La Planète – Plastic Bertrand
  • Moskow Diskow – Telex
  • Get On The Funk Train – Munich Machine
  • Supernature – Cerrone
  • Nightflight To Venus – Boney M
  • Space Disco – Universal Robot Band 
  • Back Home – Electronic System
  • Earth Message – Bernard Fevre
  • Star Way – Bernard fevre
  • Spirit – Frederic Mercier
  • Pacific – Frederic Mercier
  • Les Chants Magnétiques Part 2 – Jean-Michel Jarre
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A propos Barth
Passionné de musique en tout genre , ce site n'est qu'un prétexte pour archiver et partager les choses que j'aime.

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